Saint Martin de Vertou: création d'une enluminure

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Saint Martin de Vertou: création d'une enluminure

Présentation de la création de deux enluminures représentant Saint Martin de Vertou

Genèse du projet

Le projet de réaliser une enluminure sur Saint Martin de Vertou est née de la volonté de commémorer ce saint évangélisateur du pays nantais au VIème siècle et fondateur de l’abbaye de Vertou ; implantation qui est à l’origine de la naissance de la ville de Vertou. Les autorités paroissiales et municipales entendaient marquer le 1400ème anniversaire de sa mort par une série d’ événementiels et d’évocations historiques . La commande pour création de deux enluminures faisant partie des fêtes commémoratives.

Les sources

La création d’ enluminures représentant Saint Martin de Vertou demanda d’abord une recherche des sources médievales. Celle-ci ont été compilé sous forme d’article dans les Acta Sanctorum (éd J.Bolland Paris 1869)sous le nom de Vita Antiquissima S. Martini Vertavensi. , Alia vita S. Martini Abbatis Vertavensis. Auctore anonymo qui saeculo X exeunte vixit. , Miracula S. Martini Abbatis Vertavensis. Des travaux postérieurs ont finalement attribué l’auteur premier de ses textes qui serait le moine Letaldus, identifié comme étant Liétaud de Micy. Il a réalisé cette Hagiographie à la demande de moines de Saint Jouin de Marne , Abbaye fondée par Saint Martin de Vertou. La rédaction de ces textes aurait eu lieu du vivant du vicomte d’Angers Renaud alors moine et prévôt de Saint Jouin , c’est-à-dire entre 900 et 1001 au plus tard. L’histoire de Saint Martin fut ensuite présentée et critiquée par des historiens contemporains cités dans la bibliographie.

L’histoire des miracles prétendument accomplis s’avère propice à la création de toute une imagerie fidèle à la tradition des enlumineurs médiévaux. Le style choisi, le plus parlant au grand public et permettant de rassembler dans des médaillons ces épisodes , fut le style des enluminures des ateliers parisiens de 1420- 1440. On peut citer comme modèles parmi de nombreux exemples le bréviaire du duc de Bedford ( Paris BNF ms. Lat. 17294 ) et le livre d’heures Mazarine ( Paris Bibliothèque Mazarine ms. 469 )

Image du Bréviaire de Jean, duc de Bedford

Le choix des principes de base conduisant la figuration : le réalisme , la représentation de l'espace, les symboles ainsi que le choix des couleurs et des scènes à figurer s’est fait en s’inspirant de ces manuscrits enluminés, Saint martin de Vertou n’ayant laissé derrière lui aucune image de l’époque médiévale. On peut voir ce travail comme étant une restitution moderne avec les codes iconographiques médiévaux, de ce qu’aurait pu être une enluminure au XV ème siècle sur ce saint, s’ il avait connu une grande postérité comme son homonyme saint Martin de Tours ; dont d’ailleurs le récit de la mort de Saint Martin de Vertou est emprunté.

La même démarche fut entreprise pour la réalisation de la grande lettrine, mais en s’inspirant cette fois-ci des bibles moralisées de Saint Louis , manuscrits du milieu XIII ème siècle dont le ms. Lat. 11560 de la BNF ou les Codex 2554 et 1179 de l’ Österreichische Nationalbibliothek.

Images de la bible moralisée de la BNF

Le choix des couleurs

Les couleurs utilisées ici sont généralement de la même gamme chromatique , que celle employée dans la plupart des manuscrits médiévaux français. Les teintes ne sont pas nombreuses et on retrouve pratiquement les mêmes dans la plupart des enluminures.

  • A savoir pour le rouge la teinte vermillon ou cinabre qui est du sulfure de mercure.

  • Pour le bleu , la teinte dite outremer est à base de thiosulfate de silicate d'aluminium, de sodium et de calcium , éléments qui constitue le lapis-lazuli.
  • Le jaune employé en enluminure est un jaune très lumineux dit orpiment ( du latin auripigmentum : couleur d'or ) Ce sont des pigments lumineux, d'emploi très ancien, composés d'une base de trisulfure d'arsenic.
  • Pour le vert , on utilisait souvent du vert de malachite qui est principalement composé de carbonate de cuivre.
  • Les couleurs dites terres ou ocres contiennent de l’oxyde de fer et des oxydes de manganèse. Les ocres jaunes ou brunes se ramassent à l’état naturel et on obtenait les teintes ocres rouges par calcination ; procédé connu depuis le paléolithique.
  • Le noir est comme pigment le noir d'ivoire , produit par calcination d'os animaux dégraissés et blanchis ou le noir de vigne (dit au Moyen-âge nigrum optimum, "le meilleur des noirs" ), fabriqué par combustion de jeunes pousses de vigne et ont donc comme base chimique le carbone. Une encre noir très employée est le noir de noix de galle..,La noix de galle est une excroissance du chêne due à la présence de la larve d'un insecte parasite (cynips). Bourrée de tanin noir vaguement brun elle a été utilisée en teinture, en peinture et en écriture, notamment au Moyen-âge en Occident où, associée au fer, elle a donné une "gallo-tannate de fer" très permanente.
  • Le blanc employé était de la céruse ou blanc de plomb composée de carbonate de plomb.
  • Les or et les argent sont des feuilles métalliques posées soit au moyen d’un « gesso » sorte de plâtre adhésif soit au moyen d’une mixtion à la gomme ammoniaque.

Toutes ces recettes nous sont connus par divers traités médiévaux dont les plus connus sont le Traité des Divers Arts (De diversis artibus ) du moine Théophile ; Le livre de l’ Art ( Il Libro dell’ Arte ) de Cennino Cennini ou encore l’ Art de l’ Enluminure (De Arte Illuminandi ) traité anonyme du XIVème siècle de la bibliothèque de Naples. Les enlumineurs d’aujourd’hui sont toujours en recherche , fait de beaucoup de tâtonnement , pour retrouver les procédés médiévaux mais on aussi à leur disposition des matériaux plus modernes qui sont malgré tout d’une bonne qualité et prêt à l’emploi. On peut donc faire le choix pour une question de temps et de coût du travail de réaliser une enluminure avec des matériaux plus contemporains si bien entendu cela ne dénature pas la vision d’ensemble ce qui n’empêche pas en parallèle de continuer à faire de l’archéologie expérimentale dans ce domaine.

Portrait de behydezell
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Enluminure réalisée pour l’affiche des commémorations

1.
1.Lettrine historiée réalisée dans le style des bibles moralisées de Saint Louis,présentant Saint Martin de Vertou en père fondateur de l'Abbaye de Vertou

texte : « Martinus missus in messem domini, corde magno laboravit »
(Martin envoyé à la moisson du seigneur , y travaille avec grand cœur)

2.

2. Lettrine « M » pour Martin représentant d’un coté Saint Martin de Vertou portant la maquette de l’abbaye pour indiquer qu’il en est le fondateur ; de l’autre, trois étapes majeurs de sa vie, que l’on lit de bas vers le haut comme pour un vitrail :

3.

3.en missionnaire : ordonné par saint Félix , Il part pour évangéliser

4.

4.en contemplatif : adoration devant l’ Esprit Saint qui lui donne sa vocation de moine bâtisseur

5.

5.en père abbé : il reçoit dans son monastère les futurs moines et moniales. Pour entrer en religion les postulants se coupent les cheveux.

6.

6.Martin montre du doigt cette dernière scène indiquant ce qu’il considère comme étant l’ aboutissement de son « œuvre ».

Portrait de behydezell
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La vie et les miracles de Saint Martin de Vertou

Enluminure en pleine page réalisée sur parchemin dans le style des ateliers parisiens de 1420- 1440, présentant la Vie et les Miracles de Saint Martin de Vertou , moine évangélisateur du VIème siècle du pays nantais méridionale actuelle. A l’époque cette région correspondait à la partie la plus au nord du royaume d’Aquitaine et dépendait du diocèse de Poitiers

La vie de Saint martin nous est connu grâce a son biographe le moine Letaldus du monastère de Saint–Jouin-de-Marne qui a écrit son histoire a la fin du Xème siècle :

« Je fus forcé par les frères d’écrire une vie du bienheureux,car le livre de sa vie fut détruite lors de l’incendie du château de Thouars .Je rapporterai donc un certain nombre de ses miracles,soit que j’ai vu de mes propres yeux soit que j’ai lu, ou encore que la tradition a transmis jusqu'à nos jours. A la demande de mes frères, j’ai amplifié certains passages pour augmenter les mérites de notre saint. »

Martin est ici représenté dans le chœur de l’église, en père fondateur et bâtisseur de l’abbaye de Vertou ,désignant la crosse miraculeuse qui se transforme en if , emblème de la futur ville de Vertou. Autour de lui se tend la cordes a treize nœuds des bâtisseurs médiévaux ou chaque nœud symbolise un des épisodes remarquables de son hagiographie crée par le moine Letaldus afin de mettre en valeur les vertus du saint dont son abbaye était dépositaire des précieuses reliques. Son récit est embellit de faits miraculeux, emprunté a d’autres récits de saints et à la Bible. Il a pour but à la fois de subjuguer les pèlerins et aussi de conforter ses propres frères en monachisme dans leur mission. Cette manière de faire se retrouvera plus tard dans la Légende Dorée compilation sur la vie des saints illustres , rédigé au XIIIème siècle par Jacques de Voragine. Comme il n’existe plus de représentation médiévale de Saint Martin de Vertou hormis une statue du XVème, l’enluminure a été ici crée dans le même état d’esprit que celui de Letaldus, en respectant les codes de l’iconographie religieuse médiévale.

Portrait de enluminette
A rejoint: 19/10/2007
Ville: Montpellier

C'est vraiment sublissime !!! La réalisation est impeccable ! Du grand art, Behydezell !!!

Portrait de Cinabre
A rejoint: 14/02/2004
Ville: Cholet
C'est vraiment sublissime !!! La réalisation est impeccable ! Du grand art, Behydezell !!!

Moi je dirais... du grand Behydezell

Portrait de Clau93
A rejoint: 11/10/2005
Ville: Sevran 93

Pfouhhhhhhhh ! Quel merveille !
Du grand art.

J'y retourne.

Portrait de aigrette2
A rejoint: 26/05/2008
Ville:

TOP !
superbe travail ...du grand art
tant dans la réalisation et que la recherche
félicitations !

et pas avare en commentaires de présentation, merci !

Portrait de arca
A rejoint: 20/03/2004
Ville: Amiens/Paris

Superbe, un régal pour les yeux

Portrait de MAPKOC
A rejoint: 12/11/2005
Ville: Chantilly - Gouvieux

Magnifique travail

Portrait de behydezell
A rejoint: 07/09/2005
Ville: Vertaw Bretagne

L'histoire de Saint Martin de Vertou - 1ere partie: l'évangelisateur


-1- Ici est représenté l’ordination de Martin par Saint Félix en la cathédrale de Nantes. Félix est en grande tenue épiscopale devant la cathèdre et donne sa bénédiction à Martin agenouillé devant lui en signe de soumission.

Martin naît donc vers 527 dans une famille noble. Son père aurait été seigneur de Rezé et sa mère issu d’une grande famille de l’ Aquitaine . Il est baptisé Martin en souvenir de Saint Martin de Tours. Très vite il fait preuve d’une grande piété et choisi de s’orienter vers la vie consacrée . A 25 ans, en 552, il est ordonné diacre par l’évêque de Nantes ,Saint Félix (+ 582) A l’époque, la fonction de diacre permettait de seconder l’évêque et les prêtres dans le ministère de la prédication et du baptême. Les diacres , un ou deux dans chaque diocèse, se voyaient confier une part importante de l’administration de ce diocèse et pour cela devaient visiter les paroisses sous l’autorité de l’évêque auquel il rendaient compte.

-2- Ici est représenté Martin quittant Herbauge, ensevelie sous les eaux, avec la famille de Romain. Episode très largement emprunté à la destruction de Sodome et Gomorrhe ou la destruction par les eaux est remplacée celle par le feu et le soufre et la famille de Romain remplacée par celle de Loth. Cela rappelle aussi la légende bretonne de la ville d’Ys.

Aussitôt remarqué pour son éloquence, Félix, répondant a l’appel à l’aide de l’évêque de Poitiers, envoya Martin évangéliser la ville d’Herbauge. Cette ville pourtant tout proche de Nantes ,dépendait du diocèse de Poitiers, et tenait encore fermement à sa religion païenne et encore aucun prédicateur n’avait encore réussi a y annoncé Jésus-Christ. Les habitants de de cette ville adoraient les dieux antiques,tel une statue d’or de Jupiter. Ils avaient élevé des temples pour Mercure Diane ,Venus ou Hercule. Martin reçoit un très mauvais accueil. Seul un citoyen nommé Romain lui offre l’hospitalité. Le jeune diacre tente jours après jour d’annoncer la parole divine mais ne reçoit en échange que des manifestations de haine et des insultes. Pourtant Martin ne se résigne pas à abandonner la ville. C’est alors qu’une voix céleste lui annonce la destruction prochaine de la ville si les habitants ne se convertissent pas .

L’avertissement ne change rien a leur position. Martin fuit donc Herbauge avec la famille de Romain. Aussitôt après la ville fût enseveli sous les eaux. La légende rapporte que c’est ainsi que se forma le lac de Grand-lieu. Il continu ensuite sa mission de missionnaire en parcourant la Neustrie.

-3- Ici est représenté Martin et Maximin, assis sur le dos de l’ours , symbole de la domination de l’homme sur l’animal, ici symbolisant la Nature , pouvant s’interpréter comme celle du christianisme sur le paganisme.

C’est probablement a son retour que Martin se fait ordonner prêtre vers 554.Il manifeste alors le désir de se rendre en pèlerinage a Rome. Il part donc en compagnie de Saint Maximin futur évêque de Trêves. Un âne porte leurs bagages tandis qu’eux voyagent à pied. En chemin, Martin fait un détour pour y acheter de la nourriture et laisse Maximin avec l’âne ,l’attendre à un carrefour .Mais Maximin étant assoupi, l’âne par gourmandise s’écarte du chemin et se fait dévorer par un ours. Martin ,à son retour, s’aperçoit de la disparition de l’animal et réveille son compagnon pour partir à sa recherche. Ils finissent par trouver l’ours dont la gueule et les griffes fraîchement ensanglantées témoignent du sort de l’âne. Martin dit alors à l’ours « Puisque tu as tué celui qui nous soulageait du poids de nos bagages, c’est toi maintenant qui va le remplacer ! » . A ces mots l’ours se soumet et le cou baissé ,apprivoisé, porte leurs bagages jusqu’au terme de leur voyage. Martin lui rend alors sa liberté. Martin poursuit ensuite son périple et serait aller,selon la tradition, étudier au Mont-Cassin la règle de Saint Benoît qu’il fera appliquer plus tard dans ses monastères.

-4- Ici est représenté Martin ,en prières dans un lieu retiré la tête tourné vers le ciel en dialogue avec Dieu. A ses pieds se trouve la source qui se change en vin, fruit de la récompense offerte par le Christ à l’ascèse de Martin.

Revenu près de Nantes, Martin choisit de se retirer quelque temps dans un milieu désert pour y mener une vie de prière et de pénitence , cherchant à suivre l’exemple des grands ermites. Il trouve la solitude souhaitée dans la forêt de Dumen. Durant ce temps, Martin se nourrit principalement de textes divins pour rassasier son esprit. Le reste du temps, Martin ne satisfait les besoins du corps qu’en mangeant des herbes et des racines. Pour conforter Martin dans son ascèse, le Christ transforme l’eau de la source en un doux vin.

-5- Ici est représenté Martin baptisant collectivement les nouveaux convertis au christianisme dans la rivière Sèvre. Ils sont nus ,comme à la naissance, débarrassés des oripeaux de leurs anciennes croyances.

Un jour vers 574, Martin reçoit en songe sa mission. Le moment lui est venu de reprendre sa vocation d’évangélisation. Le Christ lui indique un lieu encore isolé appelé Vertaw (Vertavum) de "ver", rivière et de "taw", paix, silence en breton. ,aujourd’hui Vertou. Il s’y rend aussitôt et se met à prêcher. En peu de temps sa réputation attire une grande foule venue écouter ses enseignements et pour certains se faire baptiser. Des hommes et des femmes se sentent attirer par la vie monastique et quittent tout pour le suivre. On lui offre alors le terrain de Vertou. Il va y fonder un monastère d’hommes. A proximité il ouvrira un couvent de femmes. Le nouvel abbé reste peu de temps avec ses frères car il est appelé pour fondé deux autres monastères à Durinum, cité antique , actuellement Saint-Georges-de-Montaigu. L’ abbé de Vertou enseigne aux moines la règle de Saint Benoît basée sur la prière et le travail manuel comme intellectuel. La renommée de Martin s’étend non seulement dans les campagnes autour de Vertou mais aussi dans la futur Vendée , la Touraine,l’Orléanais la Normandie,et surtout l’Anjou. De nombreuses fontaines, chapelles et églises paroissiales lui sont toujours consacrées dans ces régions.

Portrait de behydezell
A rejoint: 07/09/2005
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L'histoire de Saint Martin de Vertou - 2eme partie: le sauveur des âmes

6.

-6- Ici est représenté Martin pratiquant un exorcisme sur la jeune princesse anglaise. Les démons sont immédiatement expulsés hors du corps de la jeune fille. Le prince tient à sa ceinture une bourse rempli d’or qu’il voudra remettre à Martin en récompense de son action

La réputation de Martin traverse même la Manche car il est appelé par un prince d’Angleterre pour guérir sa fille possédé par les démons. Son père avait tout tenté pour la délivrer mais rien n’avait réussi : le mal empirait au contraire et elle était de plus en plus tourmentée. Un jour le prince entendit les démons qui parlait entre eux par la bouche de la jeune fille : « Par les prières de Martin de Vertou nous partirons ! Combien de temps nous reste-t-il avant notre expulsion ? » Il fit alors chercher ce Martin dans sa principauté mais ne le trouva pas. Il envoya donc des légats dans toutes les provinces au-delà de la mer. Ils trouvèrent Martin ,avec l’aide de Dieu , et lui exposèrent les raisons de leur voyage. Celui ci les suivit dans l’instant. A son arrivé, il entendit les cris réprobateurs des démons qui maltraitaient de plus belle la pauvre fille. Martin s’avança et fit le signe de croix sur son front. Les démons furent alors expulsés. A son réveil, la jeune fille émis le vœu d’offrir sa vie à Dieu. Martin la consacra par l’imposition d’un vêtement sacré.

7.

-7- Ici est représenté Martin traversant la Manche sur la table de marbre qui glisse littéralement sur les vagues comme l’indique son hagiographe Letaldus. Martin ne se préoccupant pas de la navigation de celle-ci, médite avec son psautier.
En récompense, le prince voulut offrir a Martin une grosse bourse d’or ; mais celui-ci refusa de la pendre pour lui-même et ordonna de tout donner aux pauvres. Cependant dans la cour du palais , Martin avait remarqué une très belle et grande table en marbre et l’avait consacré entable d’autel. Au moment de son départ, Il la demanda au prince qui lui offrit de grand cœur et prévu son transport jusqu’à la côte. Arrivé au port , Martin s’embarqua sur cette pierre qui lui servit de navire pour traversé la Manche ! En débarquant , il fit transporté la pierre a l’église de Savenay. Par la suite de nombreux miracles eurent lieu a cette endroit par l’intercession de Martin de Vertou.

8.

-8- Ici est représenté Martin priant pour faire ressuscité les deux jumeaux du couple de nobles normands. Ceux-ci posé sur l’autel de la chapelle reviennent à la vie et se mettent en attitude de remerciements et de prières. Cette attitude suggère aux spectateurs leurs futurs vocations de moines.

L’abbé poursuit toujours sa mission dans l’Ouest de la France. Un jour qu’il se trouvait en Normandie, il alla demander a un seigneur qui était de ses amis de bien vouloir l’héberger. En arrivant, il trouva ses amis en grande tristesse car ils venaient de perdre deux de leurs enfants deux jumeaux morts avant d’avoir reçu le baptême. Martin partagea leur tristesse puis se mit a prier avec ferveur. Par miracle, Il obtint que les jumeaux soient rendus à la vie. A l’age adulte, les deux frères fonderont un monastère connu sous le nom de Deux-Jumeaux, près de Longueville.

Annexe - Illustrations marginales en rapport avec la lettrine : la légende du pont du diable de Barbechat

Saint Martin [de Vertou] avait souvent besoin d’user du chemin de Vertou au Loroux, mais il était toujours gêné par la nécessité de recourir à un bac, dont le service n’était pas régulier, pour passer le fossé dit de Louan, dans le marais de Goulaine, fossé d’ailleurs très profond : ce qui gênait pour la construction d’un pont. Le Diable vint offrir ses services à saint Martin à une condition : c’est qu’il aurait en retour la propriété de la première personne qui passerait le pont. Saint Martin, qui n’était point sot, accepta, prit un chat sous son manteau et le jour où l’ouvrage fut terminé, lança la bête. Le Diable se mit à la poursuite et ne put saisir que sa barbe, tant il courait fort. Depuis ce temps, le lieu où la course prit fin s’appelle Barbe-Chat

source : http://jean-loic.lequellec.club.fr/page0/page8/assets/Ponts_du_Diable.pdf

Portrait de behydezell
A rejoint: 07/09/2005
Ville: Vertaw Bretagne

L'histoire de Saint Martin de Vertou - 3eme partie: les miracles post-mortem

-9- Ici est représenté Martin au moment de sa mort quand les démons essayèrent, en vain, de le tenter une dernière fois. Mise en scène typique des Ars Moriendi ou "art de bien mourir", du XVème siecle.

Martin avertit par un ange de sa fin prochaine, reprit quand même la route. C’est un jour où il se trouvait en visite au monastère de Durinum qu’il est frappé d’une forte fièvre. Sentant ses forces l’abandonné,il attend la mort l’âme alerte et joyeuse, sachant qu’une couronne de justice lui sera réservée au ciel. Ces frères qui tenaient autour du lit se plaignaient et se lamentaient de perdre un si bon père. Martin aperçu soudain une troupe de démons furieux s’avancer du lit poussant des cris effrayants. Calmement il leur dit : « Pourquoi vous avancez-vous troupe des ténèbres ? Sortez ! Je ne prendrai pas part à votre damnation, car moi j’ai été racheté par le sang du Christ . » Ayant prononcé ses mots , les démons s’évanouirent à l’instant même ; sa dernière victoire venait d’être remportée, il ne lui restait plus qu’a recevoir la couronne des bienheureux. Martin s’éteignait ainsi le 24 octobre 601 !

-10- Ici est représenté le transport du corps de Martin par les moines de Vertou et le miracle de la Sèvre qui s’ouvre en deux, épisode emprunté à l’Ancien Testament dans le récit du passage de la mer Rouge par Moïse et transposé ici de manière locale. Tout comme l’épisode de la dispute entre les moines et le vol du corps de Martin qui est complètement emprunté à la vie de Saint Martin de Tours.

Saint Martin ne connu pas aussitôt le repos mérité car une dispute survint après sa mort pour savoir à qui revenait la garde du corps. En effet, apprenant la nouvelle de la mort de leur père abbé, les moines de Vertou viennent aussitôt à Durinum en grande tristesse. Ils demandent à pouvoir ramener le corps du saint dans leur monastère de Vertou. Mais les frères de Durinum s’y opposent disant que là ou le Christ avait voulu qu’il meure, là aussi il devait y reposer. Il s’ensuit une grande dispute où chacun estimait qu’il lui revenait de garder la précieuse dépouille. Le conflit allait se résoudre lorsque, la nuit venue , tous les frères de Durivum tombèrent dans un profond sommeil. Il n’en reste plus un seul pour veiller le corps. Les moines de Vertou, s’aperçoivent de cela et en profitent pour dérober le corps et prennent aussitôt le chemin du retour . Les moines de Durinum sont réveillé par leurs cris de joie et se lancent alors à leur poursuite. Les frères de Vertou s’inquiètent soudain en songeant à la rivière toute proche qui allait les bloquer. Ils se mettent alors en prière et supplient Dieu qu’on ne leur reprenne pas leur saint patron. Ils voient alors le lit de la Sèvre s’ouvrirent en deux, comme pour les laisser traverser à pied sec. Il s’ y engagent alors avec le corps du saint et les eaux se referment alors après leur passage. Les moines de Durinum, voyant ce miracle et se souvenant de ce qui était arrivé à l’armée de Pharaon , s’arrêtent honteux, en disant qu’ils ne peuvent plus s’opposer au désir de Dieu lui-même et rentrent chez eux plein de confusion.

-11- Ici est représenté le miracle de l’infirme. Pour bien insister sur les vertus du Saint on lui attribut souvent des miracles qui continue immédiatement après sa mort. Ici, un infirme embrasse la tunique de Martin, est aussitôt guéri. Ses béquilles gisent à terre, désormais
inutiles.

Saint Martin continu donc de faire des miracles par l’intermédiaire de son corps qui devient une précieuse relique aux yeux des moines. Sur le chemin du retour, Ils croisent un homme qui ne pouvait pas marcher. Celle-ci apprenant qui était ainsi transporté voulut toucher le vêtement qui recouvrait le corps du saint. Au même instant , il se trouva guéri de son infirmité. Plus loin, ils croisèrent un aveugle qui priant l’intercession de Saint Martin, se trouva guéri de sa cécité. Arrivé a Vertou, Martin est enseveli dans l’église du monastère et jusqu'à ce qu’elle soit détruite par les Normands, ce lieu fut la scène de nombreux miracles.

-12- Ici est représenté le miracle du toulousain qui bondit de sa civière spontanément à la vue de la statue de Martin à l’entrée du monastère de Vertou. Récit, une nouvelle fois ajouté pour augmenter les vertus de Saint Martin de Vertou qui se révèle ici meilleur que celle des autres saints Martin dont le grand Saint Martin de Tours.

De tous ces miracles, en voici un qui montre la puissante d’ intercession de Martin auprès de Dieu. Un jeune toulousain aveugle et boiteux entend, pendant son sommeil, qu’il sera guéri au tombeau de Martin. Connaissant uniquement Saint Martin de Tours, le jeune homme se rend alors dans cette ville, mais le grand saint n’obtient pas sa guérison. Il entend parler d’un autre saint homonyme à Salionus. Il s’y rend mais la encore il n’obtient pas le résultat promis. Sur le chemin du retour , en songe, on l’engage à aller à Vertou. C’est alors qu’avant même d’arriver à l’entrée du monastère, il commence à voir clairement et saute de la litière qui le transportait pour aller vénérer le tombeau du saint.

-13- Ici est représenté le miracle de l’if. Nous sommes sur cette enluminure au XVème siècle encore dans la période de la guerre de cent ans. On peut y voir les soldats anglais comme étant les nouveaux profanateurs du sanctuaire. Une religieuse continue à prier pour leurs âmes.

Juste avant son dernier départ pour Durinum , un ange avait prévenu Martin de sa mort prochaine aussi il avait réunit tout ses frères dans le cloître du monastère. Au centre du jardin clos, Il fixa en terre sa crosse de bois en leur disant : « Je vous laisse le signe de ma juridiction sur vous. Vous le regarderez comme un preuve que j’ai aimé ce lieu de préférence car il sera dans les siècles a venir d’un grand secours à certains. ». Après son départ la crosse de bois prit racines, retrouva sa sève, des bourgeons apparurent et devint un if vigoureux et magnifique. Comme l’avait prédit l’abbé ,il fut très utile aux frères : si l’un deux était malade on se servait de ses branches comme remède. Lorsque les envahisseurs normands essayèrent d’y monter, l’arbre sut se défendre .L’un d’eux perdit les yeux par un éclat de bois, un autre se brisa le cou et un troisième se cassa la jambe. On garde trace de cet if jusqu’à la fin du XVIIème siècle où l’arbre mourut enfin. L’arbre figure toujours sur le blason de la ville de Vertou. Historiquement, cette invasion normande du IXème siècle obligea les moines à quitter leur abbaye. En 878 , il s’enfuirent en emportant les précieuses reliques de leur saint patron jusqu’au monastère de Saint- Jouin-de-Marne . Environ un siècle plus tard ,des religieux de Saint-Jouin décidèrent de revenir a Vertou pour y reconstruire l’église. Ils ramenèrent avec eux une partie des reliques. Le crâne sera déposé à l’abbaye Saint-Florent de Saumur. Les reliques disparaîtront définitivement à la révolution

Portrait de zeshadok
A rejoint: 01/01/2006
Ville: Périgueux, Dordogne, France

C'est un travail de titan qui me laisse sans voix.
Une question, une seule : peux-tu nous donner les dimensions ? Ca a l'air d'une absolue minutie !

Portrait de behydezell
A rejoint: 07/09/2005
Ville: Vertaw Bretagne

Images et documents annexes : Saint martin de Vertou

- la seule image medievale connu de lui :


Saint Martin de Vertou, tuffeau, XVe, Nantes, clocher de la Cathédrale, façade
méridionale de l'ancien clocher gothique de la cathédrale, démoli vers 1874,( 2,90 x 0,67 m,)©Musée Dobrée , Nantes.

Source : http://culture.cg44.fr/Musee/collections/voir/scusma.html

- élements archéologiques de la première église batie par Saint martin.

« A l'époque, des éléments de terre cuite moulés (claveaux, briques, antéfixes...) décoraient fréquemment les églises du haut Moyen-Age en Gaule comme dans le monde méditerranéen de la même époque. Plusieurs proviennent des fouilles exécutées au XIXe siècle à Vertou, près de Nantes. Saint Martin de Vertou, fondateur de l'abbaye de Vertou, mourut vers 601 ap. J.C. Objets n° 23914, 23915 et 23916. »

source : http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/decouvrir/expositions/merovingien/merov-croy.htm

Objet n° 23914 : Carreau fragmentaire décoré d'un chrisme ,VII ème siècle, provenant de la première abbaye fondée par Saint martin (L. 195 ; La. 125 mm ) . Musée des Antiquités nationales.

Objet n° 23915 : Carreau fragmentaire décoré d'une palmette VII ème siècle, provenant de la première abbaye fondée par Saint martin ( L. 115 ; La. 120 mm ). Musée des Antiquités nationales.

Objet n° 23916 : Carreau fragmentaire décoré d'une rosace VII ème siècle, provenant de la première abbaye fondée par Saint martin ( L. 100 ; La. 205 mm ). Musée des Antiquités nationales

Inv. 850.29.1 : Brique mérovingienne de terre cuite ( l : 21 cm ) présentant Adam et Eve provenant de la première abbaye fondée par Saint Martin © Musée Dobrée , Nantes.

L'arrivée des moines de Vertou à Saint Jouin de Marne.

Chevet de l’abbaye de Saint Jouin de Marne (département des Deux-Sèvres) © www.art-roman.net

« Les vikings qu'on appelle les Normands descendaient du nord, longeaient l'océan et remontaient les fleuves en pillant châteaux et abbayes. Les chroniqueurs racontent l'épouvante qu'ils semaient sur leur passage.
La ville de Nantes fut mise à sac en 843 et les moines de Vertou situés près de cette ville prirent peur. Ils rassemblèrent leurs trésors : le corps de leur fondateur Saint-Martin, de nombreuses reliques qu'ils détenaient, de l'argent bien sûr, des manuscrits et ils mirent le tout dans des barques puisque Vertou est situé sur la Sèvre Nantaise qui se jette dans la Loire. Ils remontèrent le fleuve, puis le Thouet et se dirigèrent vers Ension (malgré de nombreuses péripéties, barques chavirées, naufrages...) où ils pensaient être accueillis à bras ouverts, car dès le VIème siècle des liens de confraternité s'était établi entre l'abbaye d'Ension et leur grand monastère de Vertou.
Arrivés à Ansion complètement épuisés, ils furent terriblement déçus, les portes du monastère restèrent fermées. Les malheureux réfugiés ne savaient pas que les moines d'Ension avaient délaissé la règle bénédictine pour mener une vie plus douce et plus libre. Ils eurent beau supplier, dire qu'ils apportaient leurs trésors, les chanoines restèrent insensibles et les prières de déguerpir au plus vite.
Nullement découragés, les réfugiés partent trouver Pépin d'Aquitaine, maître de la région, qui intime aux Chanoine de restituer le monastère aux moines de Vertou et de reprendre la vie monacale : ceux qui refusent sont priés de se disperser dans la nature.
Le corps de Saint-Martin de Vertou est déposé dans la crypte où repose déjà celui de Saint Jouin (Jovinus). La translation de Saint-Martin de Vertou est la première source historique pour l'abbaye de Saint-Jouin. "Le monastère deviendra chef d'oeuvre".
Désormais, il portera le nom de "monastère de Saint Jouin et de Saint Martin de Vertou.
Une première église, dont il reste quelques traces dans le presbytère actuel, fut édifiée sur la colline. Mais, les pèlerins de plus en plus nombreux, venant vénérer les reliques de Saint Jouin et de Saint Martin, il fallut songer à construire un édifice plus vaste. C'est alors que commencèrent , en 1095, les travaux de l'église actuelle pour se terminer en l'année 1130. »

source : http://www.cc-airvaudais.fr/Histoire/histoire-stjouin.htm

La fondation de l'abbaye des Deux-Jumeaux en Normandie

Deux-Jumeaux (Canton d’Isigny-sur-Mer, Calvados) Eglise Saint-Martin de Vertou 1090-1100 © www.mondes-normands.caen.fr

« Au VIe siècle, à l’emplacement de l’église actuelle, vivait une famille dont deux enfants jumeaux moururent peu de temps après leur naissance. Un moine de leur connaissance, devenu par la suite saint Martin de Vertou, pris de pitié, redonna vie aux deux enfants à condition qu’ils deviennent religieux. C’est en remerciement de ce miracle que les parents des deux jumeaux firent ériger un monastère dont les enfants furent les premiers moines. L’abbaye devint l’une des plus grandes de la Neustrie,un centre culturel et spirituel très important du VIIe au IXe siècle.
De l’édifice du VIe siècle, il ne reste pas grand-chose actuellement, les Vikings étant passés par là. L’église actuelle, désaffectée, ne conserve plus que le transept et le chœur du XIe, dont l’abside présente encore quelques pierres décorées de sculptures du VIIe. »

Source : http://www.etab.ac-caen.fr/ifsDuCalvados/Deux_Jumeaux.html

Apostolat de Saint Martin de Vertou: fondation du monastère de Durinum

« C'est en ce moment-là que naissait celui qui devait compléter en Vendée l'œuvre de conversion au christianisme : Nous avons nommé saint Martin de Vertou.

Saint Martin de Vertou, ainsi appelé à cause du monastère qu'il fonda sur les bords de la Sèvre, naquit à Nantes en 527. Entré de bonne heure dans les ordres, il fut chargé par saint Félix, évêque de Nantes, d'évangéliser le pays de Rezé, les îles de Bouin et de Noirmoutier habitées par des pirates saxons, ainsi que les Marches de la Bretagne et du Poitou qui, bien que visitées par saint Hilaire, saint Vicence et d'autres missionnaires, renfermaient des populations retournées au culte du paganisme. Vers 575, il fonde à Durinum , un couvent de femmes et un couvent d'hommes qui deviendront à leur tour autant de nouveaux missionnaires, Une chapelle dédiée aux deux communautés, et devenue plus tard d'église paroissiale, s'élève alors sur l'ancien forum, et reçoit le nom de Saint-Georges, que le lieu a conservé jusqu'à présent . »

Source : http://www.histoiredevendee.com/ch5.htm

recits miraculeux

Les ponts du Diable :http://jean-loic.lequellec.club.fr/page0/page8/assets/Ponts_du_Diable.pdf

la légende d'Herbauges :http://visiteur85.free.fr/Legende-d'herbauges.htm

le Blason de Vertou

Description : d'argent à un if arraché de sinople, chargé sur le fût d'une fleur de lys d'or, accosté à dextre d'une fleur de lys d'azur et d'une moucheture d'hermine et de sable posées l'une sur l'autre, et à senestre d'une moucheture d'hermine de sable et d'une fleur de lys d'azur, aussi l'une sur l'autre.

La légende raconte que saint Martin de Vertou planta son bâton de pèlerin au milieu de la cour de l'abbaye et que celui-ci prit racine et devint cet if que l'on voit au milieu. Les hermines rappellent l'appartenance à la Bretagne et les fleurs de lys la France.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vertou

Bibliographie

Abbé Aubert : Histoire de Saint Martin de Vertou, Poitiers, 1868

Chanoine A. Jarnoux : Vertou 15 siècles d’ Histoire, Vertou, 1967

J. Hubert, J. Porcher, W.F. Volbach : L'Europe des invasions,Collection l’univers des formes, Paris 1967

Gaëlle Garreau : L'influence de Saint Martin de Tours sur la Vita de Saint Martin de Vertou, mémoire d’histoire médiévale, Angers 1997

Pierre Richard : Saint Martin de Vertou entre histoire et légendes : Vertou au fil des temps N° 5, Vertou 1998

Guy Jarousseau : Essai sur l'origine du culte de Saint martin de Vertou en Anjou in Archives d'anjou N° 10 special. Angers, 2006

Benoit Billion: Une Hagiographie enluminée : la vie et les miracles de Saint Martin de Vertou in Histoire et Images Medievales N°13, Apt Avril Mai 2007

Portrait de Maybe
A rejoint: 08/06/2008
Ville: NICE

Merci pour cette foule d'informations et les gros plans pour les détails : c'est super pour la technique !

Portrait de Marion
A rejoint: 18/02/2009
Ville: Marcoussis

   wouahhhh   

et bah quand j'en serais à ce niveau, j'aurais pris quelques rides !

c'est tout simplement superbe, grand respect !

Portrait de AlexandreSmirnov
A rejoint: 03/12/2008
Ville: Strasbourg

Un coup de foudre!!!     C'est peut etre les meilleures realisations du temps present que je n'ai jamais vues! Merci pour ce joyeux! En regardant ces merveilles j'ai envi de travailler encore et encore juste pour approcher a ce niveau! Bravo!!! Bravo de tout coeur!!!    Grand behydezell!

Portrait de Marion
A rejoint: 18/02/2009
Ville: Marcoussis

LaCoquillette a écrit:

   wouahhhh   

et bah quand j'en serais à ce niveau, j'aurais pris quelques rides !

c'est tout simplement superbe, grand respect !

Combien d'heures de travail ?c'est une oeuvre formidable, merci "maitre" behydezell

Portrait de behydezell
A rejoint: 07/09/2005
Ville: Vertaw Bretagne

merci ! je crois que vos encouragements et votre enthousiasme m'engage a persévérer dans cette voie !

Portrait de Cyllan
A rejoint: 17/02/2009

Vraiment, quel travail admirable sur tous les plans, recherche, développement, réalisation. A chaque fois, c'est une grande claque et une géniale source d'idées et de beauté. Et sacré coup de patte en illustration en plus, grrrr Wink
Grande fan, je suis.. Je n'ai pas trouvé le smiley de "prosternation" mais il est de tout coeur avec moi !

Portrait de MAPKOC
A rejoint: 12/11/2005
Ville: Chantilly - Gouvieux

Chapeau bas l'ami, tu iras au paradis des enlumineurs.
Quoique Dante les rangeait au Purgatoire, mais ceci est une autre histoire

Portrait de Tara
A rejoint: 11/05/2014

Mille bravos c'est magnifique et le mot n'est pas assez fort.

Je suis curieuse de savoir le temps qu'il vous a fallu pour réaliser ces enluminures.:THUMBSUP:

Portrait de Cyllan
A rejoint: 17/02/2009

Benoit ne dort pas. Il est genial, il ne dort pas et je le soupconne de ne se nourrir que de biere et de caresser plein de chats (statiques)
Voila le secret!!

Wink