Les récipients des enlumineurs

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Portrait de Dame Chlodyne
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Les récipients des enlumineurs

kikou,

je suis toute contente de vous retrouver.

je me penche en ce moment sur les récipients des enlumineurs ; ceux utilisés pour la fabrication des couleurs.

j'en ai sélectionné quelques uns d'après les textes de recettes. je n'arrive pas tous à les identifier et surtout à avoir une bonne méthode d'étude.

j'ai pour l'instant sélectionné les noms des récipients, j'ai essayé de les identifier. Mais très vite vient le pb en reconstitution historique, de choisir précisémment une forme plutôt qu'une autre.

ensuite certaines recettes nécessitent l'utilisation de mobilier en métal, en verre, en terre. mais ce n'est pas tjs préciser.

certains vont au feu, d'autres non. certains récipients servent en plus de la fabrication, à la conservation des couleurs. d'autres sont spécifiques à leur conservation.

c'est un peu le pêle-mêle. j'aimerais réfléchir avec vous à une méthode d'analyse de ces récipients.

et surtout comment utiliser ces données dans la reconstitution historique. Le plus dur étant d'identifier comme il faut ce mobilier.

Voici les infos que j'ai recueillies au travers de quelques textes.

Dans les Experimenta de coloribus pro illuminando libro copiées par Jean Lebègue en 1431, recettes transcrites et traduites par Mrs Merrifield pp.47-71, nous trouvons d'autres récipients utilisés pour fabriquer les couleurs.
Ainsi l'on a : alembicum (alambique), olla (oule), ampulla (fiole), vas[e] (pot), scutella (écuelle), cornu (corne, cornet), conchilla (coquille d'huître).

Un peu plus loin dans le texte, on trouve dans les Experimenta diversa alia quam de coloribus (Mrs Merrifield pp. 97-111), nous trouvons quelques recettes de couleurs.
On a noté les récipients suivants : mortario (mortier), scutella (écuelle), vase (pot), olla (oule), catino (creuset), fiola (fiole).

Vient ensuite le manuscrit de Pierre d'Audemar, De Coloribus Faciendis (Mrs Merrifield pp.112-165).
Voici les récipients : olla (oule), patella (assiette), catrasia (tamis), vas[e] (pot), vasculo (petit pot), bacino (bassin), mortariolo (petit mortier), scutella (écuelle), cornu (corne, cornet), ampulla (fiole), forulo (casier ?), pixide (pixide), testa (coquillage).

D'autres récipients sont mentionnés dans le manuscrit de Montpellier, le Liber Diversarum Artium (XIVème siècle) :
vase (pot), ampulla (fiole), olla (oule), conc[h]a (coquillage), coclea (coquille), vasculo (petit pot), cornu (corne, cornet), coquela (pot de cuisine), mortario (mortier), pigmata (pot à couleurs), bacinar (bassin), cacabo (marmite), cuculla (?).

utilisez-vous des récipients "médiévaux" ou modernes lorsque vous refaites des recettes et présentez les pigments en animation ??

merci

Portrait de VeroG
A rejoint: 19/12/2013
Ville: Vernouillet (78)

Bonjour à tous
je reprends un ancien post sur les récipients pour les enlumineurs...
Certains d'entre vous utilisent des coquillages pour la conservation de leurs couleurs : faut-il les préparer spécifiquement après les avoir ramassés, lavés bien sûr.. ? 

je viens de retrouver des sachets d'ocres du lubéron que l'on m'avait offerts il y a fort longtemps, alors je me disais que j'allais préparer quelques couleurs...
Merci pour vos conseils !